Sur la colline au dessus des jours

Je ne sais pas quel jour on est. Le travail impose ses heures et son calendrier, sans travail on oublie.

On oublie les jours. Il me faut faire un effort pour être sûre du jour : oui jeudi, parce que vendredi marché, oui lundi parce que la piscine était fermée, mais pour le reste : mardi, mercredi, samedi, dimanche. Il n’y a plus de dimanche quand tu ne travailles pas. C’est une très bonne nouvelle.

En ce jeudi vers 18h30 sur facebook, grâce à D.Motte, je découvre cet artiste.

Je vais farfouiller. Monts et merveilles.

http://www.andykehoe.net/

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Echouée

Echouée. A regarder le ciel avec les deux yeux. Le dos sur le sable avec les cheveux.

Echouée. A rien faire, à se regarder. A tourner la tête, à se demander.

Où est la peau du corps, où sont les années ? Etre un être n’est pas si aisé. On se colle. On agit. On s’échoue.

Sur le dos, près de l’eau salée. Salement salée cette eau là tu as vu tes joues ?

Moins de bruit. Plus d’attention. Plus de précaution. Un arrêt. Une arrestation. Des contrastes à remonter la mer. Les fesses au bord du vide, le mât tendu. Le mât tendu attendait la montée de ses eaux souterraines. Un tunnel sous la mer.

Echouée dans une tête, toujours la sienne. Flottaison au dessus d’un seuil qu’elle détermine de minutes en minutes. Et ça fait mal.

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