Bons débarras ?

Epuisée la fille.

Supporter des travaux toute la semaine m’est très difficile.

Attendre, entendre, supporter, débarrasser les combles, s’énerver des soucis provisoires heureusement réparés par des artisans ingénieux qui savent réparer leurs bourdes inévitables. Attendre, regarder, encourager, se demander. Espérer, porter projet, voir faire, supporter encore un bruit d’enfer, ne rien faire d’autre : ni nager, ni promener, ni glander, ni bouger, ni manger, juste respirer tout juste, retenir son souffle comme si une maison était ton propre corps qu’on opère. Scalpel, scies, perceuse, aiguille, ce matin chimio dans la charpente et pansements qui isoleront à vie. Couper, trouer, recoller, tuyauter, nettoyer, vider.

Vider les combles de quarante années de grenier et dépottoir. Toiles de jute de l’armée, paniers d’osier pour récolte de tilleul, revue de routiers et femmes sexy, plaques de photographie des années 50, siège bébé, matelas, câbles, planches, bois, valise en carton bouillie et vierge Marie en plâtre dedans.

Boudiou. Qui suis-je ici pour faire tout cela ?

Je ne sais pas.

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