regain ?

Est-ce que au bout d’un moment tu peux plus te supporter mal en point ? Est-ce que automatiquement y’a un truc qui décante comme un bon vieux marc de café.  Ca filtre un max, tu ressors expresso.

Est-ce que le corps ne supporte plus au bout d’un moment ? Ta mollesse, ton vague aux âmes, ton dégoût, ton lâche-tout.

Est ce qu’il y a ce truc primitif qui serait de la survie de cerveau bouilli ?

Ca revient doucement, ça bruisse dans les tournants, ça prend la route son sac au dos, ça re flirte avec l’envie de faire péter la baraque, ce caniveau d’où tu dors. Ca a des envies, ça se retourne dans sa tombe, ça regonfle ses pneus.

tiens, j’ai fait un tapis pour finir. Les tapis c’est trop cher moi j’dis peindez les !

haut et courts !

( pour les couleurs je fais avec des restes, because faut du solide au sol)

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Ai pensé dans la voiture

– écrire encore sur ta maison à Battambang

– écrire encore

j’écoutais cette dame à la radio qui parlait de toujours écrire. Depuis qu’elle est petite. je me suis dit que moi , non, mais qu’est ce que je faisais petite de mon temps libre ? Tu jouais bêtasse, t’aurais pas pu écrire sur un carnet et devenir écriveine ? Fainéasse je dis, fainéasse… Je jouais je me faisais des films, des tas de trucs, des histoires. j’ai appris à lire avant l’école, j’ai sauté plein de classes parce que je savais tout. Ensuite c’était vite le collège, j’y suis entrée à huit ans et demi. je pleurais quand je savais pas, quand je comprenais pas du premier coup je tombais en sanglots en plein cours, la beigne. Forcé, avant je captais tout sans effort. Là fallait un peu bosser. Pour plaire, pour être dans le rang. Dieu merci les garçons sont arrivés darre darre, comme j’étais plus jeune de deux ans, ben ça a accéléré mon éducation sentimentale. A douze ans l’amour a frappé, ne m’a plus quitté. je l’ai quitté lui quand il a voulu attaquer ma petite culotte après quatre ans de pelotage. Dernièrement il a eu cinquante ans et m’a écrit que je suis celle, l’unique, qui lui a autant brisé le coeur et lui a fait savoir que l’amour ne durait pas. Suis allée vers un autre encore plus âgé, celui avec lequel faire l’amour comme on dit. Et là j’avais cessé de pleurnicher en cours, je te le dis.

Ce n’est que là, avec l’amour et les chagrins, que j’ai écrit. Lettres et poèmes d’adolescence précoce. Rien que du commun, t’as pas écrit petite, petite bêtasse, à la radio y zont dit que c’est comme ça qu’on devient écrivain.

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4 réflexions sur “regain ?

  1. Ecrire, écrire.
    Depuis que j’ai su , écrire, j’ai toujours écrit.
    Des lettres, des histoires, des chansons, à mes amoureux, à mes copines, à ma mère, beaucoup. Quand elle était là, et même après.
    Je n’ai jamais rien gardé, sauf les lettres des autres. Dedans y a les tiennes aussi.
    Et un ou deux « livres » commencés à l’adolescence et complètement minables.
    Tu vois, on devient pas toujours écrivain.

  2. A la radio, c’était pas Alexandra Lapierre, sur France Inter ? (sourire). Me suis arrêté sur la route pour écouter…
    écrire encore sur ta maison à Battambang : serait une bonne idée !
    « peindez les ! haut et courts ! » : j’aime bien cette façon que tu as de prendre des libertés avec les mots.
    L’écriture : pour ma part j’ai d’abord été un grand lecteur étant enfant. Et puis, adolescent, j’ai un jour « décidé », face à une petite copine qui me demandait « qu’est-ce que tu fais ? » j’ai répondu : « j’écris. »
    Enfance, quand tu nous portes…
    Et bon courage. simplement.

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