L.

J’ai rêvé de toi et dormi longtemps.

De ces rêves là je reste molle et absente à l’éveil.

Je garde, je garde au chaud les images précises car tu es toujours très précis dans mes rêves, tu es exactement toi.

Je suis collée à toi, je suis doublure dans tes gestes, tes regards, tes mouvements. Cette nuit tu m’aimais et nous nous marions. Tu rayonnais moi j’étais aux aguets, de peur que tu n’échappes.

Nous étions à un spectacle assis sur des gradins, je me frottais à ta veste allongée comme un chat. Je te respirais pour respirer. Tout comme aujourd’hui, je ne pouvais profiter du moment sans penser au suivant et aux risques de perdre.

Le risque a pris le dessus peut être dans ma vie parce que je lui aurais fait la nique trop souvent. Pas pour moi. Zéro peur. Marche avant.

Maintenant il me pèse avant que je ne puisse me rebeller ou ouvrir la bouche. Il m’enterre muette et vivante. A demie morte de la trouille collée au fesses

Dans mon rêve l’angoisse de l’absence non désirée. Toi plein soleil, moi dans tes plis, encordée dans les fissures.

Ce matin le réveil lent. De ma tête jusqu’au ventre descendent les images de toi vivant auprès de moi. Une digestion lente et fatiguée. Un peu plus de séparation. Je voudrais dire « de retrouvailles » ?

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