Seule et bien

Quatre jours toute à moi et enfin en harmonie dans la maison qui n’est plus couturée, en réparation, ni envahie ( jusqu’au mois prochain…..).

Le poele ronronne et ce poele de luxe nous épate à chaque fois. C’est une berline avec ses vitesses. Un peu d’air ou un peu moins, et les flammes suivent la danse, un peu, beaucoup, tout ce que tu veux. En manque de flammes, juste des braises ? Une bûche, tirez la manette chiwouaouah et hop, le bois prend feu. Bref, tu fais tout ce que tu veux, tu réchauffes même la tarte dans le petit four en haut, tu la cuis aussi s’il est bien chaud. Bref, un ami.

J’ai dans mon sac un billet de train pour quatre autres jours seule, en bord de mer, dans l’appart d’une amie. La météo s’annonce vraiment pourrie exactement là et exactement les jours où j’y serais et je ne cesse de me demander : y aller ou pas ? Pourquoi renoncer ? Pourquoi y aller ? Le pour et le contre sont à égalité, selon les matins la balance penche. Hier : allez !! Ce matin : ne pas aller ! (Aidée par un cauchemar sur le sujet).

Le cauchemar ? J’étais partie pour une journée …au Québec, pays de ma grand-mère où je vais….tous les vingt ans (et pas pour une journée !). Je me retrouvais comme un cheveu dans une soupe chez des amis d’amis, pas accueillie comme d’ordinaire-dans la vraie vie. Et tout à coup panique ! J’ai oublié de garer la voiture là où il fallait, à la gare TGV. ( la vraie, celle de lundi, où je dois laisser la voiture au parking de la gare, pour Lui ). Panique dans mon rêve, vite repartir !!! On est samedi, trouver un billet d’avion d’ici dimanche, être à la gare lundi pour que Lui retrouve sa voiture comme convenu. Vite ! Repartir ! Alors que je viens d’arriver….et que je réalise que je n’ai rien à faire là.

Pourtant je regarde dehors, je vois un gros chien joli, je regarde la télé québécoise, je me sens, comme toujours, nostalgique d’une vie que je laisse là bas, qui m’attend depuis toujours. Depuis toute ma vie. Un rendez-vous manqué, qui m’attend tout le temps.

Ouf, je me réveille. Chez moi. Je descends, j’allume le poele en deux tours de brindilles et buchettes. Un coup de manette, zou, flammes oranges et rouges. Hmmm. C’est bon chez soi, seule.

Vais je partir lundi ?

.

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4 réflexions sur “Seule et bien

  1. Toujours les mêmes héstations….Chez toi aussi ????
    Qu’est ce que « je fous’ ici ??
    C’est où ma place ???

    Il paraît que je suis toujours * dans la lune *

    Ah!!! Mais au moins, là, je ne dérange personne….

    C’est pourquoi, la plupart du temps, je ne pars pas…..Je sugère « oui, oui, allez donc vous promener »

  2. Ah ha ha
    bon là c’est plus simple en un sens
    j’aime beaucoup aller dans cet endroit mais j’y vais en train + pieds….et trois jours de pluies, ben, non….ça va pas le faire…faut que je change mes dates

    Autrefois je ne me posais jamais de questions, toujours prête et heureuse de bouger. C’est vrai que maintenant je tergiverse bêtement

C'est ici qu'on cause...

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