j’adore le bordel

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Dans les petits jardins collectifs, les parcelles loin des maisons, j’aime bien la vie qui se créé, elle m’émeut. Tout est à découvert, c’est un amoncellement nomade. C’est le souk.

On voit la vie par tous les petits bouts, les caractères, les idées qui ont défilé et sont restées stockées là. Un pot, des piquets, du fil, une bâche par terre, une vieille plante en pot qui a migré là. Les projets, les élucubrations des jardiniers. Les uns minutieux, les autres bordéliques, squatteurs de leur bout de terre. Et si on vivait là et si on y mangeait, si on y buvait et dormait et si ?

J’ai eu un jardin collectif dans ce coin, il y a dix ans. J’y passais cinq heures par jour trois jours par semaine. Danièle, jardinière de métier, y passait ses jeudi avec moi. Elle accueillait les écoles sur leurs parcelles. J’y ai tout appris ces trois années là. Je suis retournée voir l’endroit qui est toujours un jardin partagé. Tout a changé, les arbustes, les fruits rouges, les repères ont tous bougé mais les jardins vivent bien et sont en plein bordel comme il se doit. Pas de clôture entre les jardiniers, ce fut une rude école parfois. Quand tu retrouves tes plantations saccagées ou tes framboises toutes parties…Oui, j’ai beaucoup appris et eu des coups de sang prodigieux, des colères avec lesquelles il fallait faire. Des humains avec lesquels il fallait composer, bon gré et mal gré.

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