La vie de petites morts

Ce matin roulée en boule un petit morceau se détache du toi.

Je le vois cet effritement grossier auquel je m’attends. Cette dent pas sage qui bouge, je le sais.

Le plafond rejoint la vitre avec évidence. Sous mon nez.

Et je n’entends plus rien. Je veux juste cet endroit où me reposer, de ces vies comme des tombes. Je veux voir le dernier moment, se rapprocher sous la laine de la couverture.

Tout sera bien sans nous. Tout sera différent. Partir n’est rien si souffrir se fait la malle, c’est de la balle.

Se détacher alors, tiens, je prends.

.

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4 réflexions sur “La vie de petites morts

  1. « Tout sera bien sans nous. Tout sera différent. Partir n’est rien si souffrir se fait la malle, c’est de la balle ».
    C’est tellement vrai, j’y pense tout le temps.
    Me détacher avant de partir, je prendrais aussi.
    Mais j’y arrive pas.
    P’tit moral, toi ?
    Les dents des sages très souvent, ne servent qu’à faire rager.
    Fais-là enlever, détache-toi d’elle et rapproche-toi de toi…

C'est ici qu'on cause...

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