Juste avant juin

Je pense à une chose puis à une autre. Tout est posé.

Dilatée et concentrée en même temps.

Cet après-midi elles sont venues. On pensait se balader vers la rivière à l’ombre mais pour y arriver à pied, il aurait fallu s’époumoner au soleil tonitruant. Moralité on est restées dans notre salle. J’ai laissé faire.

Une heure après, les gateaux apportés, le jus et l’eau, et la recette est notée au tableau par la cuisinière. Je suis contente de cette femme, si timide et effacée en janvier à son arrivée, si souriante et bien moins craintive en juin. Elle a même appris à faire du vélo avec une collègue.

Entre temps, S. l’une d’entre elles, reprend son atelier improvisé de pliages et découpes = napperons, mobiles en suspensions, guirlandes. Elle prend le groupe en main pour la troisième fois. Je suis ravie. Transmissions et autonomie.

Dans le nid de Gertrude et Bibi, je vois des petits becs pointer mais ils sont muets. Hier Il y était posé sur Elle, sur le nid, oui, l’un sur l’autre ! Une vision extraordinaire. Je me suis demandée qui était dessous, sous eux. Rien n’est sûr et tout est silencieux.

Tous les stores en bambou sont tirés.

Les corps se montrent. Sortent de leur hiver. Il va falloir s’adopter.

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