Leçons d’oiseaux

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Faudrait peut être que je nettoie mes vitres et mon objectif ?

A un mètre de l’ordinateur, face à moi, une fenêtre, et derrière, un vieux robinier-acacia qui tente de survivre. Mal coupé depuis des années, c’est à dire taillé grossièrement au niveau du tronc au lieu d’aller chercher les branches et de les ordonner en une forme globale. Il a un moignon de tronc, abîmé, dans lequel des fentes et des creux l’ont affaibli, certaines parties de branches sont mortes d’autres moisissent. Bref.

Sous mon nez, donc, voilà ti pas, oui, que le couple de chardonnerets vient rendre visite. Quelque chose lui plait particulièrement sur cet arbre léger, évasé, aérien, récemment sauvegardé au maximum par une jardinière qui est montée dedans et m’a dit  » Ouïlle ouïlle ! Il ne va pas fort. » Elle n’a pas dit « phase terminale » parce que je faisais les gros yeux mais…Bon. Bref.

Les chardonnerets, cette merveille, maintenant je connais leur chant, on dirait parfois des petits jeux en plastiques pour bébés, genre petit canard tu presses dessus et il en sort un cuicclickikiquetickitic auquel tu ne t’attendais pas.

Ce couple s’active et explore l’arbre. Ce matin j’en ai vu un qui se cachait sous une touffe de vert qui forme comme une cabane. ? J’en vois un autre revenir, au moment où je vous parle, avec des brins dans son bec et se pencher pour accéder à la cabane verte sur la branche. ? Sous ma fenêtre ?

Autre chose que je tiens à signaler, c’était ce matin 9h petit dej dehors, grosse glandouille au soleil, pieds en l’air, ciel en face. Je vois Gertrude bondir sur la terrasse courant après…un lézard. Bon, je ne sais pas grand chose sur les oiseaux mais je ne savais pas qu’ils chassaient les lézards. Elle est comme une dingue et le poursuit, ils arrivent sur moi, ils descendent sur le gravier où sont table et chaise et moi qui glande, ahurie devant cette scène.  Je ne bouge pas d’un millimètre. Ils sont sous ma chaise, sous la table, ça bastonne, le gravier crisse, bing bang, chasse effrénée sous mes jambes heureusement en l’air laissant chant libre à la chasseuse folle. Soudainement , Silence. Lézard cuit ?

Je tourne la tête à droite, au sol, à portée de bras, Gertrude est immobile avec une queue de lézard dans le bec, pas peu fière la Miss. Elle me jette son oeil droit bien rond, tiens prends en de la graine petite minable glandeuse !, et s’envole. Je suis épatée, collée à ma chaise, et puis non, tiens, je vais refaire du thé.

Mois de mai. Après la leçon des vers à gober, la leçon des lézards à choper à commencé.

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2 réflexions sur “Leçons d’oiseaux

  1. Ben dis donc, tu vas commencer avant nous à explorer toutes les formes de protéines sur terre si cela continue 😉
    Et ton robinier, tu peux peut être lui donner un coup de main avec tes mains, un partage entre ta bonne énergie matinale et la sienne par exemple. Imposition des mains donne des résultats étonnant sur les plantes, aussi.

    1. je vais suivre ce conseil. Déjà j’ai décidé qu’il va vivre encore un bout. La jardinière disait « plantes en un autre en prévision de sa mort…. » car il m’est indispensable aussi pour boucher la vue des immeubles au loin. Mais non. On va miser sur une résurrection optimale et je ne cesse de le lui dire. Au moins pour celui là, son frère,par contre, à gauche….est maigrichon et je viens d’utiliser un moignon de bras pour coincer un rosier avec du fil de fer….en urgence ( rosiers de 5 m qui tombent à terre depuis la tempête de fin avril)
      bref, voilà ma vie…

C'est ici qu'on cause...

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