tu veux d’la zik ?

Pourquoi ?

Je ne suis pas une mouche collée à la fenêtre. Je ne suis pas cette mouche collée à ma fenêtre qui fait un bruit moche puis barbote et ressort. Je ne suis pas.

Je n’ai pas d’ailes dans le dos, pas de nageoires non plus. Sous ma peau je ne sais pas comment ça fonctionne. J’ai lu des bouquins, j’aimais bien la biologie, la medecine, les trafics sous marins de nos circuits, les os enclavés et millimétrés, les pompes, les veines les caves, les foies qui gouvernent le monde dans leur labo de chimiste fou, les enzymes, les gènes qui font l’escalier des ADN, les acides et les basiques, j’aimais bien. Ma mère me disait  » regardes, apprends, tiens, oh ah…!! » elle s’exclamait et me montrait comment c’est dedans cette machine extraordinaire, au delà du possible. Cette espace tant intérieur qui ressemble au Monde, et aux galaxies, qui a l’exacte précision mystérieuse, la grandeur d’âme de ses courbes de ses dessins où chaque vide a sa place. Oui dedans il y a un dedans mais de moi je ne sais rien. Je ne sais pas comment ça marche.

Je suis esclave de l’être en moi. De ces poussées assassines et je rêve de ceux qui ne les ont pas, ne savent pas comment le corps entend l’indicible et me rend fauve naturellement. Me rend pauvre et effondrée, me rend bassine dans le jardin recouverte de mousse sur laquelle tombe le goutte à goutte du toit de la cabane. Qui n’a pas de toit, qui n’a pas de murs, qui est traversable de parts en parts et s’émiette, ses corps caves et qu’on vexe, ses veines supérieures et ses vides malsains, ses tubes mous et la cicatrice là sur le mollet droit. Re saigne, saigne et saignera.  C’est un frêle sentiment que de se savoir impossible à gouverner. Esclave de ce qui tourne dans l’air et qui te tombe dessus. Dessus.

Tu veux de la musique qui me donne des ailes et saigne et re saignera ? En v’là, là, la la la

(VDO que Dominique le conteur m’a fait découvrir sur fesses bookées.)

Tu vois ce corps qui danse ? Il est assis mais il vole, l’artiste porté par sa passion. Il n’a pas d’âge, c’est un mot sans raison.

Je le vois je l’écoute, je tends mes bras vers le haut, paumes jointes, je monte au ciel comme une fusée.

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3 réflexions sur “tu veux d’la zik ?

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