répétita

Mercredi

Mercredi

Mercredi

Mercredi

et encore mercredi

Je le mets comme ça pour bisquer un lecteur que la forme poétique classique agace un peu.

hu uh

Mercredi

Et tous les jours pareils maintenant. Ce mercredi est le premier de tous les jours qui vont lui ressembler. Des jours sans réveils au réveil, des jours où traine, où paresse, où fainéasse.

Puis au bout du compte des jours ennui, des jours mous, des jours petits, gâchés, mais des jours libres.

Ah la liberté c’est que ce n’est pas acquis ! Ca ne te tombe pas dans le coin de la main comme ça comme si tu étais conçu pour et comme si tu savais quoi en faire. Parfois la liberté te fait du mal et non du bien, c’est bien pour cela que beaucoup s’emprisonnent, au moins on sait pourquoi l’on vit. On a des barreaux et des fesses dessus qui prennent le tatouage rayé et des jours qui sonnent un calendrier bien plein des jours déjà graffités sur l’agenda, on s’en plaint mais ils sont là.

On a des enfants qui torturent et qu’on torture, qu’on aime et dont on ne peut se passer qui prennent le cou, la gorge, la bouche, les jambes et les pieds, qu’il faut mener en voiture, faire devoirs, vacancer ensemble ( oh les tristes familles qu’on voit dans les villages vacanciers s’engueuler !), alors on n’a pas le temps mais on sait pourquoi on se lève. C’est ce que te dirait ma soeurette qui pense que je suis une malade. Une sans but et sans personne au cou à accrocher ou sans personne vers qui aller, faire aller les pensées et les soucis quand les tiens sont trop énormes.

S’occuper, donc. Vaquer. Avoir tout son temps. Le grand challenge. Le toit, mon toit sur lequel j’ai bâti ma vie. Cette vie de désespérée, de foutentrac, de balbutiée, née dans un courant d’air qu’on aura laissé. Avec des racines à déraciner pour voir ce que ça fait. Un toit pour maison, tu penses bien que ça compte pour du beurre. Assise dessus, pas dessous. Un toit mais quoi d’autre ?

Mercredi de tous les jours, me voilà mon amour. Je te ferai des petits plats. J’écrirai, si je ne le fais pas, si je ne reprends pas les pages déjà roses dans un coin de l’ordinateur qui attendent depuis septembre, si je ne les reprends pas et ne poursuis pas ce fil là c’est que le fil s’est coupé. J’ai eu l’audace de me lancer, il faut me rattraper. Mon problème c’est les bases, j’aime tellement les faire valser. Tu vois ce numéro de cirque où l’acrobate met une planche sur deux tonneaux, se jette sur la planche debout et tente l’équilibre ?

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2 réflexions sur “répétita

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