On fait le point…

..sur la petite famille ailée ?

Dans le jardin des oiseaux que se passe-t-il donc ? Qui est qui ?

Bibi, mari de Gertrude, semble parti vaquer.

Effilochée, cette merlette à la queue effilochée, qui avait été agressive avec Bibi (pendant que Gégère couvait), a disparu.

Et son Mac ? lui aussi très agressif . Revenu ces jours ci faire razzia sur les dernières merises, a même poussé Gégère d’une branche, laquelle G. s’est violemment offusquée. Un malotru ce Mac. Dont la femme est donc portée pâle. Je croyais qu’elle couvait mais là ça fait presque un mois qu’on ne la voit plus. Mystère. J’espère qu’il n’y a pas eu violence conjugale, je l’en sens capable ce Mac épais et ventru.

Gertrude a repris possession du territoire autrefois confisqué par Effilochée et Mac. Le partage du jardin avait été sévère et il ne leur restait que la face Sud-Est. Tout cela c’est du passé. Les oisillons ayant décollé du nid il y a vingt jours, se sont répandus dans tous les buissons et cloture sans tenir compte des plans de bataille précédents. Gégère s’est donc retrouvée sur tous les coins à nourrir marmaille.

Précisément Bubu. C’est le petit boulet qui lui a pris tout son temps on a pas vu les autres. Dingue. Bubu sait maintenant voler mais aime faire son bébé. Rester au sol piailler, ou se planter sur une branche et…piailler….Maman j’ai faim. Ce boulet ne veut pas chercher sa nourriture au sol tout seul comme un grand. Il a toutefois fait ses classes sur le merisier pour attrapper des fruits. Que nenni. Mais l’intention y était. et Plouf, je me jette en avant, et pataplouf je dégringole de deux mètres. Ou alors…tiens cette merise est sous mon nez. Je me penche, je me penche, je bats des ailes, je tire le cou… mais Replouf, je lâche la branche, je suis déséquilibré, je m’envole lourdement. Oui, il lui manque la queue. Il en a un bout mais pas assez et cette queue noire c’est tout l’équilibre qui est dedans. Faut comprendre.

Depuis huit jours Gertrude a demandé de l’aide à Gavotte, la grande soeur. Epatante cette fille là, faut voir. Elle a tout pigé au vol, gracieuse, rien ne lui résiste. Faut dire qu’elle est finie, elle, elle a tout. Elle nous a fait un spectacle dimanche. Bubu-bênet attendait près du merisier, sur une haute branche mais pas caché, en vue pour faciliter l’atterrissage de soeurette et hop direct en bouche la merise. Gavotte a été parfaite. Elle est même capable de voler direct sur le fruit de l’attraper avec son bec ( et il faut tirer, je te le dis !) tout en restant suspendue en l’air, et hop vers frérot ravi. Elle l’a gavé. Le vrai repas du dimanche midi en famille. Vous en reprendrez bien un petit peu ? Blurp, belle-maman, merci.

Le même jour, une nouvelle merlette a confirmé sa présence. Son Bubu à elle s’était fourré dans la haie, elle a donc passé la frontière entre le voisin-ornitho et nous. J’ai constaté qu’entre merlettes-avec-des Bubu- les frontières deviennent poreuses. Celle ci se nomme « Intrépide ». Elle est jeune et gracile avec une longue queue comme une traine. Elle vole remarquablement bien avec précision. On dirait qu’elle me connait, ou bien elle est sans peur, courageuse et coquine.

Je reste immobile et l’observe. Elle se pose dans l’herbe, à trois mètres et commence par me regarder comme le ferait une poule. Elle dresse le cou, me fixe, puis penche la tête et me fixe en rigolant. « comment ça va toi ?  semble-t-elle me demander. Je souris. Alors elle démarre sa quête dans ma prairie de poche. Futée, elle trouve tout de suite un long ver. Plus loin elle se pose sur un piquet devant le bout de haie où l’appelle son bébé. Elle me regarde en tournant la tête bien à angle de droit, pas penchée cette fois. Comme un aigle. je croise ses yeux puis je tourne ma tête à mon tour, je regarde ailleurs. Elles ne veulent jamais qu’on voit où elles vont s’engouffrer. Pas question de vendre la mèche. Elles attendent qu’on ait le dos tourné. Je fais. J’attends dix secondes. Je regarde, elle a disparu vers son Bubu.

A un moment donné Gertrude et l’Intrépide se retrouvent à brouter le même carré d’herbe. G. lui lance un oeil, puis comprend qu’elle doit aussi nourrir un boulet. Drapeau blanc, chacune se remet au travail. J’ai bien aimé. Une vraie pouponnière ici. Ce matin elles ont attaqué en choeur les insectes qui bouffent l’abricotier pourri du voisin, un arbre qui fait frontière et perchoir pour tous les oiseaux du périmètre. Il ne faudrait pas qu’il le coupe celui là. Parfois les humains ne voient rien, ne savent rien, de l’importance de quelques branches, même mal en point.

.

Bon maintenant il est temps de tester vos compétences, non ? Une  petite interro écrite ?

Qui est Bubu ?

De qui Bibi est-il le mari ?

L’Intrépide vit-elle dans mon jardin ?

Comment se nomme le merle agressif qui avait chassé Bibi ?

….Ah ?

Des photos ? Non impossible pour le moment, ils sont trop timides.

J’ai aussi autre chose à vous dire sur un curieux comportement de Gégère qui m’a affolée, mais plus tard…

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4 réflexions sur “On fait le point…

  1. Bon maintenant il est temps de tester vos compétences, non ? Une petite interro écrite ?

    Qui est Bubu ? C’est le fils mal fini de Gertrude, dit G.

    De qui Bibi est-il le mari ? de Gertrude

    L’Intrépide vit-elle dans mon jardin ? non, mais elle incurtionne, rapport à la bouffe et à son « bubu » à elle.

    Comment se nomme le merle agressif qui avait chassé Bibi ? Mac, un nerveux.

    1. Justement, ma première pensée est de réclamer un arbre généalogique…et peut être même un carte des territoires ! ! !!

      A + Nicole

    2. JMD : tout bon !
      vous avez gagné des vacances insulaires !! bravo !

      Nicole oui un arbre ARBRE généalogique avec des oiseaux dedans, je vais y songer…un genre de croquis et une carte.

  2. Je fais pas l’interro, j’ai 10 sur 10 tranquille. 😉
    Mais effectivement, je réclame moi aussi une carte des territoires, plan du jardin et de ses coins stratégiques, la cabane, là où est l’ornitho, l’abricotier, le merisier, faut pouvoir se projeter.
    Chez moi aussi, c’est le moment fort délicat où les zoizillons tentent de prendre leur indépendance, moment hautement dangereux. Encore récupéré un soigneusement déposé à mes pieds par la chasseuse (elle est sous le coup d’une privation de sortie). Je l’ai remis sur un arbuste. Il est reparti. Ouf ! C’est dur la vie à la campagne.

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