carnets de

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Ce matin je termine enfin le carnet de mes voyages 2007-2008. Pendant qu’un autre – ci dessus- se colore, qui attendra peut être quatre années pour embrasser sa dernière page.

Tu crois faire une chose, l’entamer, en fait tu es entrain de clôturer un acquis, un travail qui, comme un vrai ami, t’attendait sans rien attendre de toi ?

En août 2007 je suis allée voir le village de naissance de ma grand-mère paternelle, au Québec chéri. Cinq mois après, ma mère meurt. Trois mois après je vais au village de ma grand-mère maternelle dans la Corse non moins chérie  (mais plus compliquée dans mon histoire…). Il y a là tout. Là aussi. Dont l’amie d’enfance de ma mère.

Un peu auparavant, j’avais acheté un cahier dont chaque page, un peu épaisse et de qualité, est de couleur vive. Sans que je le saches, ce cahier serait consacré à cette période très particulière, d’août 2007 à mars 2008. Peuplée de pèlerinages et de séjours émotionnels (Québec, Normandie, Pays catalan, Corse). Une période où je quitte un boulot en un jour, avec une jouissance naturelle. Une période, quoi…

J’ai ressorti ce beau cahier récemment, j’ai vu que les dernières pages étaient encore vierges et que des feuilles volantes, des textes imprimés, n’étaient pas encore collées. Ce matin je viens de boucler, coller des photos et les deux pages de textes. Le cahier est  désormais complet et affiche ses dates. Ce contour, ce parcours.

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Je peux démarrer autre chose ?

M’attaquer aux textes liés à mon parcours entre 2001 et 2007, peut être. Ce parcours entre une mère qui s’en va, sa démence à apprivoiser, et la joie à faire passer devant, maintenant. Je peux tâter des matières, circuler autour, inventer. Ou bien, croyant m’attaquer à cela je serais entrain de prendre un autre sentier. C’est possible. Je crois que nous faisons les choses les plus importantes de notre vie sans vraiment en avoir conscience. L’important est de tâter les matières.

Je crois que je fais les choses les plus belles dans la spontanéité et ce depuis que je suis née. Depuis que je marche, depuis que je vois le monde. C’est une empreinte, comme un tatouage, qui m’a été laissée. Par des parents et surtout une mère, sans doute trop angoissés et nerveux. Avides, toujours, de faire bouger, de créer un mouvement, coûte que coûte. Pour échapper.

Je ne suis pas une fille qui travaille lentement. Ca vient comme ça. Je suis un brouillon sur pattes. Une brindille qui aime brûler.

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3 réflexions sur “carnets de

    1. c’est à dire, tu tires ou fais tirer tes photos sur papier et tu les mets dans un album ? Ou bien tu fais faire un album-livre via le net, j’ai vu ça, je me demande comment c’est, ça a l’air bien.
      Autre chose : une amie a fait des grands calendriers magnifiques via photobox

      1. la réponse est petit b.
        En plus le prochain, il sera qualité « papier photo » ! C’est très agréable à consulter, plus qu’un album photo et tu peux être créatif !

C'est ici qu'on cause...

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