ce que tu dis

Ce matin j’ai reçu un courrier d’une amie. Elle venait de lire mon livre et me le disait aussitôt.

J’ai fini d’envoyer la première vague par courrier. Ca m’a coûté un bras mais je le voulais. 25 gâtés. Me reste une dizaine d’exemplaires à donner, si possible de la mano à la mano et basta. Sur 40 imprimés je suis dans les temps. Recevoir les échos, ou pas, des amis destinataires est instructif. Il y a de tout.

– Les silencieux. Pour certains je ne sais même pas si c’est arrivé. Ils sont rares mais je les remarque. par exemple cette ancienne amie avec laquelle « ce n’est plus ça ». Motus. Rien. Un silence de trois tonnes. C’est comme ça maintenant. J’ai hésité à l’envoyer et puis je me suis dit que si. Parce qu’ils ont été là quand j’étais dans la souffrance autour de cet accompagnement. Pour mémoire, in mémoriam des temps révolus. Mais silence, bouche cousu. Je ne sais pas comment font les gens pour se taire comme cela, sauf si vraiment tu les emmerdes, tu les déranges, tu es de trop.

– A l’opposé, les réactifs immédiats dans le chaud de l’émotion. Ils reçoivent, ils lisent dans la foulée. Je suis bénie. Du pain au chocolat chaud ceux là, je dois dire. Car c’est tellement le signe d’un  profond sentiment. La plupart de ceux là savent ce qu’écrire veut dire ou savent ce qu’écrire veut dire pour moi. L’amie de ce jour m’écrit qu’elle attendait de me lire depuis longtemps. Parmi ces lecteurs, des surprises. Une vieille tante et son mari. Je mets « vieille » mais en fait ils ont 20 ans dans leur cerveau. Ils m’ont envoyé un mail aussitôt alors que rien ne les préparaient à ce courrier. On se connait peu, ils ne savent pas mon goût d’écrire. Ce sont les seuls de la famille auxquels j’ai envoyé le livre pour le moment. Pour les trop proches c’est trop tôt, ou trop tard, ou je ne veux pas d’emmerdements. Basta. Ou bien ils sont devenus silencieux eux aussi, mon radar ne les détecte plus. Je ne sais plus.

– Il y a les normaux. Force tranquille. On prend le temps mais on me signale que c’est bien arrivé. C’est toujours ça.

Une « amie » m’accorde donc  tout son silence de plomb mais pour trois autres cette lecture marque une avancée entre nous. Ce sont des amies hors-du-net, qui ne me lisent donc pas ni ici ni ailleurs. Qui ont parfois  raté des marches et moi aussi je les ai ratées en grand nombre. Mais on remet un tapis rouge dans nos escaliers, c’est chaud.

Ma vie passe et je vois que j’ai tout de même un problème face au silence. Je l’interprète toujours en négatif. Ca se soigne ?

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2 réflexions sur “ce que tu dis

  1. Je suis comme toi face au silence. Alors, rassure-toi, au moins pour mon cas. Mais tu as raison de m’avoir classée dans la catégories des « Normaux » ! (Quoique…) Je n’ai pas commencé. Je suis en train de terminer le dernier C. Oster. Après, ce sera toi. En attendant, c’est insomnie…

C'est ici qu'on cause...

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