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Je cuisine. Je cuisine quand tu es là, je cuisine encore plus quand je suis seule mais ça s’accumule au frigo.

La tarte au chocolat. J’ai utilisé ton reste de pâte sablée. J’ai trop mis de chocolat je pensais trop à toi ou à moi. Pas trop de sucre, c’est pour t’embêter mais maintenant on est obligé de manger cette tarte avec de la glace vanillée.

Je veux faire une glace aux fraises. J’ai acheté des congelées. Le petit congélateur au dessus du frigo est plein. Pas de place pas de glace ?

La salade, les salades. Celles du jeune homme qui vend sur le petit marché au village. Un petit étal avec ses productions locales. Bettes, patates, betteraves, herbes fraîches, salades, quoi d’autre ? Oignons frais. Fruits rouges occasionnellement. Je n’achète qu’à lui. Il y a aussi ce vieux couple local, dépenaillés, moches mais pas drôles. Ils ont du choix mais l’autre jour ça discutait dans un pur style F.N. Fuck tes légumes, tes mains sont pourries comme ton esprit. Le petit jeune se tait, comme ça je ne connais pas sa vie et je peux encore acheter ses salades.

Tarte aux courgettes et menthe et oignon et fromage. Les tartes salés c’est nous. Y’en  a pour tous les goûts.

Curry de légumes au coco, courgettes à gogo, à l’ail hier, poêlées dans un peu d’eau.

Du riz sans cesse. Chez moi l’autocuiseur a toujours des vapeurs. Ca sent comme là-bas dans l’escalier. Les souvenirs olfactifs. Parmi les plus beaux.

Un genre de pain d’épices léger et avec des grains d’anis sur le dessus. Quand je suis seule je mange ce que tu n’aimes pas.

J’ai fait de la mousse abricots-coco. Un essai. J’aime mieux sans le lait de coco.

Ce soir Pho Bo viet. J’ai déjà sorti l’anis étoilé. J’ai aussi de l’oignon rouge. Zut je n’ai pas de pousses de soja, où ai-je la tête. On mettra plus de nouilles. Pas de coriandre fraîche, c’est vraiment pas sérieux.  Un succédané maison, mais profitons de la menthe fraîche qui est entrain de tourner de l’oeil au jardin. Trop chaud.  Tu sais bien que la menthe aime l’eau plus que le chaud. Je suis allée ramasser deux branches dont une aux feuilles mangées, trouées. Il y a dans ce village d’enfance une partie de ruisseau sous le pont. En été l’eau croupit maigrichonne. La menthe sauvage abonde pourtant. Ma mère m’y emmène, en coupe et me la tend.

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