Le soleil, la famine, la télé

Il fait chaud un chaud comme au début de l’été. Les gens sont au jardin et bricolent. Sous ma terrasse couverte je résiste mal aux trente degrés et je lis, me poussant vers l’ombre. Le soleil bouge, il bouge tout le temps si tu regardes bien. Il te laisse à l’ombre ou bien se déplacer avec lui jusqu’à ce que tombe le monde de l’autre côté. Se résoudre alors à la nuit, puisqu’il est le plus fort.

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Je lis Nouilles froides à Pyongyang de Coatalem. Je l’avais entendu à la radio. Un périple en Corée du Nord. Je viens de lire ses premiers repas où, ben oui, comme c’est famine même pour les touristes on vous sert dans des assiettes de la taille de soucoupes de café. Six branches d’épinard dans une assiette, un champignon émincé dans une autre, tout dans ce genre là et le riz dans un mini bol aussi. Même le riz, oui. Surtout le riz. Même le thé, un demi verre, jamais plus, et le sachet va dans vingt tasses, c’est obligatoire au « pays des Kim » comme il dit. Il y a des gens qui vivent dans des conditions monstrueuses. Le régime coréen laisse affamé le voyageur, j’aurais pensé qu’ils feraient semblant aussi pour la bouffe. Puisque tout est factice dans ce pays. Tout est caché. Mais la pénurie est aussi dans les assiettes des hôtels pour étrangers. Bien.

On a donc la télé. Tu ne sais pas ? Via la box orange. Cela a créé des tas de complications dans nos connexions filaires ( pas question de wifi chez nous). On ne peut pas avoir les deux ordinateurs connectés ET la télé en marche. C’est bien. Faut pas exagérer. Ce n’est pas non plus la Corée du Nord et on a tous les programmes. A part Arte, il y a Arte. Bon sang on ferait quoi sans ? Au début je me suis posée devant, béate. Je suis tombée sur un documentaire sur la Scandinavie dont la première partie, finlandaise, était géniale. La vie des bêtes en forêt. J’ai vu les écureuils volants, ils se déplient comme des chauve-souris pour sauter d’un tronc à l’autre. J’ai vu le premier bain des trois bébés ours. Et tout à l’avenant. Après je me suis calmée, d’autant plus qu’il n’y a que moi que ça intéresse ici, la télé. Attends la semaine prochaine, j’ai trois jours à me trémousser seule dans la maison, je vais ingurgiter des bébés éléphants, des débats politiques, des fleuves amazoniens.

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6 réflexions sur “Le soleil, la famine, la télé

    1. Oui je reviens, je n’ai rien mis en ligne mais j’ai continué la peinture, je vais voir ça doucement, je prends plaisir à voir tes peintures et à te lire. Je dévore aussi les reportages, débats, concerts et autres, cela me réconcilie avec les autres, moi, va savoir mais c’est une nourriture qui fait partie de mes jours, comme de regarder l’herbe pousser ou de mélanger les couleurs.

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