Corps tout puissant

Ainsi donc ce matin devant la fenêtre, allongée au fond du lit

 

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Je songeais à mon incroyable après-midi d’hier. Hier est hier. Aujourd’hui j’essaie juste de digérer ce que mon corps m’a dit. Je ne vais pas t’embrouiller de détails, juste que dès 11h le corps a dit non, mais j’étais dans la voiture rentrant chez moi pour déjeuner. Puis je n’ai plus bougé, n’ai pas pu reprendre la voiture et retourner bosser. Allongée sur la chaise longue dehors, Dieu et les autres que je vous remercie d’avoir inondé de soleil cette journée. Merci aussi au jeune médecin du village qui a bien voulu me recevoir alors que je ne suis pas sa patiente et que, comme tous les soignants généralistes ou spécialistes à 20 kms à la ronde  » Il ne prend plus de patient nouveau. ».

Y-a-t-il un pilote dans mon corps ? Oui, j’en suis sûre, mais hier je ne le connaissais pas. Une nouvelle aventure avec des symptômes variés inconnus et diffusés en podcast stéréo des pieds à la tête avec des crescendo mémorables très angoissants et des piano-piano orchestrés par Maître Doliprane que j’ai béni hier pour les heures de répit qu’il me procurait. Le reste du temps je n’étais plus normale. Ni debout ni couchée,. Bénissons aussi les pommes et les biscottes qui restent les seules à passer le gosier quand tout vous fout la nausée et qu’on tremble comme une vieille casserole.

Le corps, le mien, avalait l’impossible à vivre et tel ces rivières en crues qui basculent sur les quais, les routes et envahissent les maisons, le corps montrait où il peut aller, ce que ça coûte de digérer l’impossible, et  voilà je te démonte comme une tente touriste en plein aout à Palavas la Flotte. Telle la fille qui se croyait debout à laquelle un Yéti faisait Coucou. Viens mignonne sous mes roses.

Eberluée j’étais. Le corps peut nous mettre en panique. Pourtant je chéris le mien, je le sais très fragile et uni pour toujours à mon esprit. Inséparables ces salauds. Bastards of. Unis comme jamais hier, c’était la manif pour moi toute seule.

Ce matin dans mon lit regardant la fenêtre je vois que tout est plus beau avant que le soleil ne se lève.

 

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Pourquoi ?

Le ciel bleu finalement n’apporte pas grand chose.

Le corps m’a foutu sa claque, finalement c’est mieux avant que pendant ou après. C’est comme si j’avais subi une cure, un nettoyage. Tout a tremblé,  jusqu’à mes dents. J’étais un flan, une banane pourrie noire, tu l’épluches et elle s’affale sans bruit. Je ne comprenais rien dans l’ensemble, juste un peu de territoire connu, oui docteur je pense que c’est ça donnez moi l’anti infectieux machin, le reste je ferai mon affaire. Non, vous non plus vous ne savez pas ce que j’ai, vous pensez que tout se mélange et que c’est normal. Moi aussi. Je pense que tout se mélange et que c’est normal.

Alors pourquoi le bleu. Je suis encore devant la fenêtre comme une béate au lit. Goûtant ma chance d’être au chaud, au beau et allant bien mieux.

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Comme c’est bon d’aller bien mieux.

 

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