Verte, par exemple

Le calme plat. .L’égarement. Faut-il remplir le temps ? Faut-il vivre comme un animal, toujours en mouvement ? S’occuper sans préavis, être sûr du vis à vis.

Le calme plat. La chaleur épaisse. Pas un chat à mettre dehors le mien s’y prélasse déjà. Le soir il est bouillant, je le prends pour l’amener au frais de la maison devant sa gamelle. Il croque puis refile dehors. Il ne met plus une patte dedans. Je ne sais pas où il dort, je ne sais pas s’il dort. Mais il ne quitte pas le jardin, il ne peut pas. C’est sa cage dorée. Il ne sait plus sauter les barrières.

Sauter les barrières qui sait le faire ?

Le calme plat. Une sorte d’affaissement. Faut-il voir des gens ? « Des gens ». C’est bien le problème.

Ma mère, ma soeur, me reviennent. La douleur de ma soeur. La douleur des proches est-elle ta douleur ? La douleur est-elle d’avoir des proches ? Le toucher des esprits,  la proximité, entraînent une forme de contagion. Les gens sont un virus surdoué. On ne peut pas éradiquer. Ce qui te fait vivre, ce qui te fait manger, te fait du mal aussi, t’ennuie au mieux. Et tu en as besoin. Décortiquer les façons de vivre, se demander laquelle choisir, quel kit sera le moins pénible, c’est déjà ne plus bien vivre. S’affronter.

Faut-il être une chenille ? Verte, par exemple.

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