Pépito

P1550714

Il est parti notre chéri et bien sûr nous serons inconsolables.

Depuis 3 mois nous le soignions jour et nuit. Il était patient, doux, un grand pacifique de 17 ans.

Il nous manque déjà trop et chaque endroit dans la maison et le jardin sont les siens pour la vie.

Il est mort dans les bras de son maître chez ce véto en or. Qui nous a accueilli, s’est assis sur ses vieilles chaises en bois et a dit  » C’est lui qui vous dit qu’il est prêt, et vous l’êtes aussi. »

« Je vais pleurer » je lui ai dit en entrant et il m’a dit, « très bien, moi aussi peut être ». Et nous avons tous pleuré. Nous avons caressé le grand corps enfin soulagé de ses maux. On a tous dit qu’il était beau.

La journée a été son cadeau pour nous. Il est sur nos ventres de 3h30 jusqu’à 16h15 quand il meurt. Il ne  peut plus manger et nous connaissons la suite pour l’avoir vécu terriblement avec son frère il y a quatre ans. Alors on décide qu’on s’arrêtera là, dans cette présence de chaque instant, ces câlins non stop et réclamés dès qu’il remet patte au sol. Il ne voulait plus rien d’autre que nos corps contre lui et s’en aller en ayant été si proches physiquement et psychiquement est le cadeau de roi qu’il nous avait gardé pour sa fin.

Epuisés, éreintés par des nuits toujours coupées depuis des mois, par ces derniers jours de décrépitude, nous sommes inconsolables mais heureux pour lui. Dans sa boite en carton où nous avons dessiné, il est calme, beau, et ses odeurs nauséabondes des derniers jours ( reflux au niveau de la bouche  et tumeurs sur tout le flanc droit que nous avons soignées depuis juillet) sur ses couvertures chéries, nous les reniflons comme des trésors perdus.

Notre dernier chat est mort dans la douceur et l’amour d’une journée toute entière consacrée à l’adieu. Nous n’avons rien fait d’autre et nous pleurons toutes nos madeleines.

P1550716

Publicités

14 réflexions sur “Pépito

      1. C’est normal qu’il ronchonne. Tout cet amour il va bien falloir que vous le donniez à un autre matou. Il ne s’agit pas de remplacer Pépito bien sûr. Il restera un inoubliable compagnon de vos deux vies. Mais comment vivre sans une toison féline douce et réceptive à caresser, sans le bruit rassurant d’un ronron sincère, sans ce regard qui nous suit partout et qui semble nous protéger ? Moi je ne pourrais jamais vivre sans chat, j’aurais le sentiment d’être amputée. Ils m’apaisent et j’aime jusqu’à leurs défauts : parfois, ils peuvent mépriser ou se rebiffer, ou nous toiser en pensant « moi je suis libre », mais tout me plait chez eux. C’est sans doute trop tôt pour ouvrir la porte à un nouveau compagnon mais tout ce bonheur que vous a apporté Pépito sera vite plus fort que cette souffrance et cette peine des derniers instants. Ca sera peut-être un « chat de hasard » qui se dira que la maison semble accueillante, les coussins confortables et que ces humains ont l’air de bien cuisiner, il osera passer la porte et vous vous reconnaîtrez aussitôt, faits pour vivre ensemble. C’est tout ce que je vous souhaite. Et Pépito, de là haut ou d’ailleurs, sera ravi que vos mains touchent un autre pelage que le sien. Il pensera à raison qu’il a réussi sa mission : vous convaincre que les chats sont les meilleurs !

      2. Merci Cécile
        « ON ne décide pas toujours » c’est ce que le véto m’a dit quand j’ai dit ne plus vouloir de chat au moins pour un temps.
        Je crois que je peux vivre sans parce que je l’ai beaucoup fait. Cela a toujours été mes compagnons ou amis qui vivaient avec les félins et m’ont contaminée, hi hi

    1. Demain on creuse pour la petite boîte…on va encore se pleurer tous les zieux.
      Ce qui serait bien c’est de dormir déjà , une nuit entière, et de manger correctement demain.
      Regonfler les batteries.

    1. C’est grâce au calvaire de Couli, en 2011, que nous avons pu prendre à temps la décision. Il est inutile d’attendre le moment où le chat condamné ne mange plus et peine déjà à boire et se réfugie seul dans des coins secrets.
      On risque de se retrouver en panique à des heures impossibles, entre autre.

  1. Ouh creuser la terre pour son dernier lit tout dessiné par vous. Tu vas lui offrir des fleurs dessus son lit de terre ? J’espère que les merlous et les croucrous se joindront à vous pour un dernier hommage. Et nous de nos villes lointaines. Pensées douces et bon frichti revigorant.

C'est ici qu'on cause...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s