Entre les saisons

L’inertie est un moteur. Doux comme l’accoudoir en cuir râpé qu’elle caresse. Un moteur énervant qui n’avance que lorsqu’on dort. On dort tout le temps, dans l’inertie cotonneuse, la bouche amère, le cerveau pendant.  Mais la stratégie muette prend feu, s’apprête. Comme une pute pose son rouge à lèvres, comme un mac refait sa cravate brillante à un coin de rue. A deux pas. L’inertie guette, tapie dans le sombre. Le sombre aveuglée que tu es. Molle comme une bête de somme. Assagie. Pourtant l’inertie travaille et renferme plus de force que l’action. L’action n’est que sa gouvernante servile. Un masque.

L’hibernation pourrait être un mode de vie.

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2 réflexions sur “Entre les saisons

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