Silence

Pourquoi qui pourquoi que. Pourquoi le jour baisse en nous. La paresse s’installe et il n’y a plus l’urgence, ni d’écrire ni de peindre. Tout est en attente, c’est la basse marée. La basse mariée, son voile traîne sur le sable et le soleil plonge de l’autre côté, couleur saumon, qui accompagne puis part vers l’autre partie du monde. Bleutée la beauté. Cette autre partie cachée, invisible aux yeux du coeur, transplantée dans un autre cerveau qui attend, lui aussi, sans attendre.

Tout est là, rien n’est dit. Le temps passe sans filer. Tel un collant sur le dossier d’une chaise, des jambes, un collant, reste le geste pour assembler, mais entre les deux un corps qui se laisse. Pas d’urgence, pas de douleur à déposer. Où est cette douleur pour qu’elle refuse de s’étaler ? Elle tombe en larmes tièdes de mes yeux à mes chevilles il y a deux jours en écoutant Comme un légo chanté par Bashung. Elle s’arrête, elle glisse sur les joues et saute dans le vide jusqu’à rencontrer un abri dernier, chevilles tendues, je suis debout, puis s’écraser. Où est cette douleur qui ne prend pas les mots ni les couleurs ni un noir ni un blanc. Qui vaque comme un bain au creux d’une partie de moi. Trop attendrie. Qui ne se soulève ni s’écarte. Qui attend son heure pour se transformer.

 

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2 réflexions sur “Silence

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