Ma cuisine de tous les jours

Tout à l’heure dans ma cuisine, je me disais que j’y passe tellement de temps que je devrais peut être faire un blog consacré à des chroniques d’humeurs culinaires. Pas des recettes, plutôt des effluves de vie gourmande. Ce serait il y a dix ans, au commencement des blogs pour moi, je le ferais. Mais là ?

Peut être ici, va savoir ?

J’ai trouvé des livres à lire. Merci Médiathèques. Comme je le pensais ce ne sont pas des romans, en majorité. D’ailleurs devrais-je noter dans un calepin ce que je lis ? La plupart du temps je ne me souviens plus des titres et des auteurs, même pour ceux qui me plaisent. C’est grave docteur. J’ai plein de petits carnets jolis, dont plusieurs arrivés en cadeaux par courrier. Ce serait une idée.

J’ai essayé un Gavalda mais je n’ai pas poursuivi. Gentillet et très distrayant, un bon scénario de film ou de série ( Ensemble, c’est tout). Peut être plus tard. Néanmoins j’ai pris son dernier, Fendre l’armure, dont j’ai entendu du bien bien à la radio. Des nouvelles. On m’a dit que c’est ce qu’elle fait le mieux.

Dans le genre court et très construit, j’ai découvert Emmanuèle ( oui cet orthographe là) Bernheim. Décédée récemment, j’en ai entendu parler à la radio. J’ai lu Tout s’est bien passé. Récit de la décision de son père d’en finir. D’en finir avant d’être un légume. Et donc direction la Suisse. Tu commences, tu ne le lâches plus. Idem pour Vendredi soir. Qui s’avère décevant à la fin mais qui est une glace aux framboises que tu engloutis sur la plage sous le vent, les pieds dans le sable. Je prends. Histoire d’une rencontre un jour de grève des transports. Durant la lecture je me disais « Avec ce contexte, ce démarrage d’action, ces deux personnages, etc, elle pourrait aller où elle veut. » Polar, S.F, romance, tout est possible. J’ai eu l’impression qu’elle savait qu’elle tenait une piste juteuse. Mais cette femme aime le coupé couture qui te taille une jupe en une journée, trois boutons, une fermeture éclair dans le dos, des talons, une odeur, ah elle aime les odeurs….Et on clôt, parce que la vie n’attend pas et qu’elle a aussi autre chose à faire que de rivaliser avec les grands romanciers. Juste ce qu’il faut, un springt ses bouquins, histoire que tu n’oublies pas ton état dans les premières pages. Une auteure des premières fois. Les meilleures.

J’ai emprunté aussi la compilation des chroniques de Tonton Bernard (Maris) que France Inter vient d’éditer. Souriez vous êtes français ! ( si tu ne connais pas Bernard Maris tu peux tout de suite quitter ce blog, stp).  Je n’étais pas sûre de pouvoir. J’entends sa voix, je pleure. Mais non, je pleurais. Avant. Voilà ce que j’ai appris hier. Coeur serré mais larmes retenues. Maintenant. Ce livre est un bijou. Textes courts, tout son talent. Et en plus tu apprends des choses, encore et encore, et on se marre, encore et encore et on est à Charlie en janvier, tiens la date je ne suis plus sûre, le 7 ?, et on se fait mitrailler. Ce qui m’a le plus serré le coeur c’est finalement les deux textes post et pré faces de ses enfants. On p……. c’est pas possible. Si, c’est.

Pour en revenir à la cuisine, j’ai  pensé blinis ce matin. En célibataire. Je me déchaîne encore plus quand je suis seule. Je crois que j’ai fait trois plats ce matin, des petits machins et une poêlée courgettes, lentilles, tomates, oignons. Je fais de la culinothérapie. Je disais cela à Armelle, cette collègue d’association, avec laquelle j’ai sympathisé puisqu’elle habite au village. On a bu un café sur la place du marché. J’avais amené du pain d’épices, elle était tellement ravie, elle est repartie avec. C’était prémédité de ma part.  Seule et personne jamais qui ne lui cuisine quelque chose, comme ça, en cadeau. Elle ne cuisine pas, me dit-elle, elle avait l’air d’avoir envie d’apprendre des choses simples, comme cette pâte salée (turque)-pour-les-nuls que je lui décrivais. Et je lui disais, à elle aussi, que je faisais de la culinothérapie, et que je ne mange que ce que je cuisine. Grands yeux elle a fait. (Ben, euh. Je vis sur Mars ?  Oui.) J’aime entonner cette tirade : Je ne mange que ce que je cuisine, et voir la tête des gens. Ben sinon à la maison tu manges quoi ? Du surgelé ? Des sandwiches ? Tu ouvres des boîtes de conserves ? Tu jettes un sachet dans de l’eau bouillante ? Je te comprends.

 

 

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7 réflexions sur “Ma cuisine de tous les jours

  1. Ca me rappelle : chaque fois que j’ai été au chômage j’achetais un livre de recettes (gâteaux principalement, peut-être l’impression de faire des pâtés dans le bac à sable) et j’essayais toutes les recettes, je trouve que le fait de cuisiner à une action apaisante…

  2. culinothérapie… dur de s’y mettre et pourtant la bonne chère est une thérapie ici aussi, mais grâce à toi j’ai refait de l’houmos, je le fais avec de la crème de sésame et toi ?

    1. Bravo ! Vraiment bravo pour l’hoummos !

      Et bien, au début je le faisais, oui en ajoutant de la purée de sésame, tahini.
      Et quand je n’en avais pas, je m’interdisais d’en faire !!

      A présent je refuse ce genre de limites et puis mes finances sont telles que je dois restreindre.

      J’en fais donc, quand je veux et sans sésame.
      Je mixe les pois chiches avec un peu d’eau de cuisson ( cuisson en casserole, pas en cocotte fermée)
      Mais comme je mets du bicarbonate dans cette eau de cuisson ( ne pas saler ) je la jette souvent
      Alors je refais chauffer un peu d’eau dans une casserole avec de l’ail ( je ne le digère que cuit) et autres épices et c’est cette « eau-bouillon » là que j’ajoute aux pois chiches mixés. Je mets de l’huile d’olive et/ou sauce soja et/ou citron
      Même si c’est trop liquide sur le coup, l’hoummos épaissit énormément en refroidissant.

      En fait on fait comme on veut !

      J’adore les pois chiches
      J’en garde aussi tel que, à part.

      Bref, simplifier un max et ne pas se mettre de barrières, Youpi
      Par ex pour les pâtes à tarte : jamais de rouleau de patisserie et prise de tête, on étale la pâte direct dans un moule ( beurré ou huilé) et c’est parfait. Bcp de gens ont peur de faire des tartes à cause du savoir faire de nos grands-mères sur l’étalage avec rouleau, etc. Hop, Ouste !

    1. J’ai beaucoup de temps libre et peu d’argent, alors c’est motivant pour moi. J’essaie de ne pas perdre tout ce beau temps qui m’attend tous les matins. Le tofu je renonce régulièrement, rien ne me satisfait vraiment, si ce n’est oui la substance nutritionnelle qui disparait dans tout le reste pour lui donner du goût. Tiens j’ai fait des cremes chocolat avec du lait de soja, j’adore les faire sans cuisson à l’agar agar mais récemment j’ai regardé de près le prix de l’agar agar et c’est plus possible !! Alors j’ai fait cuire au bain marie avec juste un oeuf dans mon mélange ( plus de 50 cl de lait et un peu de crème).
      Une consistance soyeuse, genre mousse légère. Top !

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